_____Le fils partit donc. Il marcha pendant des jours entiers, des semaines entières sans rien trouver. A chaque village où il s'arrêtait, on lui donnait des provisions.
_____Un jour dans la forêt de Robin, il s'arrêta pour déjeuner. Il entendit comme une sorte d'incantation. Il suivit alors, comme envoûté, la belle voix qui récitait la formule magique.
_____Il arriva devant une grotte où il n'y avait que des tas de pierres. Puis il se dit qu'il y avait sûrement une astuce pour entrer. Il avança donc, et à peu près au milieu de la grotte, il se retrouva dans un antre de sorcière. Il n'y avait pas des araignées, des chauves-souris, des rats dans des bocaux rouges de sang, mais au contraire, ils étaient vivant ! Au milieu de la pièce, trônait un vieux et imposant chaudron de sorcière.
_____Une fille était en train de mélanger une étrange mixture verdâtre tout en prononçant une incantation ; elle était belle, même avec des cheveux châtains.
— Comment vous appelez-vous ? demanda le fils.
_____La fille sursauta et se retourna vers lui. Elle était appuyée sur le chaudron.
— Je m'appelle Marie, rétorqua-t-elle. Ah, au fait, bonjour !
— Moi, c'est Hervé.
_____Puis il s'avança vers elle, la prit dans ses bras et l'embrassa. Il était comme envoûté par un doux parfum. Cet instant sembla durer une éternité, mais il ne dura que cinq secondes. Après, ils entendirent des sabots. Marie donna une petite fiole à Hervé et lui demanda de partir. Hervé lui posa la question quand ils se retrouvèrent. Elle lui répondit quand le moment sera venu. Elle lui dit aussi qu'il devrait aller au village d'Isis. Avant de se séparer, ils s'embrassèrent.
_____La nuit commençait à tomber quand Hervé arriva au village d'Isis. Isis avait été la plus grande reine du royaume et elle avait grandi dans ce petit village qui était maintenant surplombé par le château de Kiara, l'architecte qui l'avait construit. A présent, il était occupé par le roi Willy, qui avait une fille d'une extrême beauté et qui s'appelait Marie.
_____Hervé frappa à une porte. Un homme vint lui ouvrit.
— Bonsoir Hervé ! Comme tu as beaucoup grandi depuis ces années !
— Pardon, mais qui êtes-vous ? Vous me connaissez ?
— Je suis Sébastien, l'ami de ton... père.
_____Sébastien sembla hésiter en disant « père ». Il invita Hervé à entrer et à dormir. Ce dernier accepta volontiers et il lui donna le paquet. La soirée se passa d'une manière agréable.
_____Alice, la femme de Sébastien, réveilla Hervé aux aurores. Après qu'il fut préparé, Nolwenn et Nolwenn - elles s'appelaient comme cela car le notaire qui était chargé des actes de naissances avait confondu les deux jumelles - lui bandèrent les yeux et l'emmenèrent chez le roi Willy.
_____Quand Hervé put revoir la lumière du jour, il fut ébloui par la luminosité qui éclairait toute la pièce.
_____Il vit un homme avec des habits somptueux assis sur un trône en or incrusté de pierres précieuses. Une fille était debout, près du trône, et semblait l'implorer des yeux. Elle portait une robe couleur feu. Deux autres filles étaient aussi à coté d'elle. La première avait une robe couleur herbe. Elle s'appelait Émelyne et était surnommée « la déesse Diane » car elle chassait extrêmement bien. L'autre avait une robe couleur eau. Elle s'appelait Lucie et était surnommée « la déesse Amphitrite » car elle nageait extrêmement bien.
— Très bien, commença le roi devant tout ses sujets, je vous ai rassemblés ici pour vous faire d'une information capitale.
_____Il y eut des murmures dans la foule.
— Éva la prophétesse va vous l'annoncer !
_____Une fille de quatorze ans arriva.
— J'ai eu une vision. Cette vision disait d'éliminer toutes les sorcières !
_____Le sang d'Hervé ne vit qu'un tour. Il ne s'aperçut pas même pas qu'il était à deux mètres du sol.
— Tous les gens qui sont dans les airs ont déjà vu une sorcière.
_____Hervé était le seul dans les airs. Marie avait à la fois peur qu'il le dise et peur qu'il se taise et qu'il en risque la peine de mort. Elle était au bord des larmes.
— Jeune homme, parlez maintenant, fit résonner le roi Willy.
— Je ne parlerai que si je me marie avec Marie.
_____Le roi faillit s'étrangler et proféra tous les gros mots de la Terre. Un mouvement d'humeur envahit la foule. Émelyne et Lucie manquèrent de s'évanouir. Marie voulait bien dire « oui » mais une force l'empêcha. Éva, qui avait tout prévu, prit la parole.
— Le roi Willy voudrait bien te donner la main de sa fille si tu réussis à tuer Kévin, le dragon étincelant.
— Quoi ?! Mais il appartient à mon frère Amine !
— Peut-être, mais il sème la pagaille dans le royaume.
— D'accord et alors ?
— S'il y va, moi aussi, dit Marie.
— Non pas toi ma fille, dit une voix féminine.
— Elle fait se qu'elle veut ! dirent en c½ur Charlie et Antoine.
— Et si je l'aime, ce n'est pas tes affaires !
_____Cette phrase retentit dans la salle. Un silence de plomb s'abattit sur le public. Une longue discussion entre Marie et Marion s'en suivit. Marie finit par l'emporter et les préparatifs commencèrent.
_____À l'aube, Hervé, Marie, Lucie et Charlie partirent pour la caverne « La tortue ».
_____En début d'après midi, ils étaient en train de déjeune quand un apprenti écuyer, Baptiste, vint les interrompre et les mena directement à la caverne.
— Bienvenu ma nièce ! Je vois que tu as ramené des amis !
— Bonjour ma tante. Excuse-moi, mais il faut qu'Hervé tue Kévin pour qu'on se marie.
— De toute façon, ton oncle voulait le tuer dans l'après-midi.
— Où est-il ?
— Tout au fond de la caverne, répondit Baptiste.
— Merci !
_____Ils partirent au fond de la caverne. Hervé et Charlie ouvrirent la cage. Hervé entreprît un interminable combat contre Kévin le dragon étincelant. Un coup, Kévin heurtait l'épée d'Hervé, un autre c'était Hervé qui réussissait à frapper Kévin. Un moment, Hervé allait mourir quand Marie dit une incantation et le dragon mourut sur le champ.
_____Amine arriva, le c½ur en fête et fière de son futur neveu.
— Vous avez réussi à le tuer ! Je n'y crois pas !
— Grâce à Marie, dit Hervé.
— Barbara ! Viens tout de suite ! cria Amine.
— Quoi encore ?
— Ils sont réussit !
_____Hervé, Marie, Lucie et Charlie racontèrent toute l'histoire. À la fin, ils décidèrent de partir. Ils rentrèrent donc au château triomphant. Le roi Willy dut donner la main de sa fille. Les noces furent célébrées le jour même.
_____L'ancien roi demanda au nouveau quelle était la sorcière. Il ne lui répondit pas.